Création 2019
Théâtre 13 / Jardin – Paris
Mise en scène Sergi Emiliano i Griell
Avec Jules-Angelo Bigarnet, Pierre Charles, Agnès Delachair, Guillaume Le Pape, Charles Poitevin
Violoncelliste Pierre Charles
Univers sonore Claire Cahu
Lumières Laurent Labarrère
Scénographie Jean-François Faure
Costumes Laura Perrotte
Photographies Wilfried Antoine Desveaux
Production Compagnie Troisième Génération.
Coproduction DRAC Île-de-France, Groupe Geste(s), Théâtre 13 Paris.
Avec le soutien Région Île-de-France (dans le cadre de l’Aide à la Permanence Artistique et Culturelle de la Fédération Des Organismes Vivants), Ville de Paris (Aide à la diffusion).
Accueil en résidence Studio Théâtre du Mouvement Montreuil,
Studio Akuarium Paris, Théâtre 13 Paris, Gare au Théâtre Vitry-Sur-Seine,Théâtre Victor Hugo de Bagneux.
En adaptant le roman LA VIE AUTOMATIQUE de Christian Oster, la Compagnie Troisième Génération propose de plonger dans la vie de Jean, un personnage qui travaille au progressif effacement de lui- même. En renonçant à l’illusion de vouloir maîtriser le cours de son existence, il finit par trouver un refuge dans la fiction. La fiction devient pour Jean une alternative à son désarroi. Elle lui offre des motivations, des obstacles, des intentions… Peu importe si elles ne sont toujours pas exactement les siennes, ce qui compte c’est la sensation d’intensité qu’elles lui procurent. La fiction devient pour lui une porte d’entrée, un accès au Réel, un cadre dans lequel les choses lui apparaissent signifiantes en elles-mêmes. Au travers d’un théâtre physiquement très engagé et d’une esthétique visuelle et sonore inspirée du cinéma, LA VIE AUTOMATIQUE est une œuvre de sensations et de perceptions. Elle tente de nous rendre compte de la mécanique du monde et à la fois le regard que porte notre héro sur les autres. Une réalité insaisissable dans laquelle il essaie de trouver consistance.
Jean Enguerrand, un acteur qui cachetonne dans des séries télé, habite à la campagne. Un jour il oublie d’éteindre le feu sous la casserole, et sa maison s’embrase. Mais au lieu d’agir, il laisse tout brûler, fait sa valise et prend un train pour Paris, où un tournage de film l’attend deux jours plus tard. Dès lors, Jean décide de s’abandonner au hasard de la vie, et profite d’une rencontre avec l’actrice France Rivière pour aller vivre chez elle, où il découvre alors son fils qui sort d’un hôpital psychiatrique, et qu’il va suivre, en avion, jusqu’au Japon, pour aller voir… des bambous. Ce synopsis, qui pourrait paraître celui d’un film, est pourtant celui d’un spectacle de théâtre. Peu de mots, beaucoup de corps, et de la musique jouée en direct accompagnent le spectateur pour un voyage de perceptions. Inspirés par l’art du cinéma, notre théâtre utilise les acteurs un peu comme de la machinerie. Ils se déplacent comme s’ils étaient déplacés, prenant en charge leur propre travelling, en quelque sorte. Les points de vue basculent autour de Jean,pris dans la mécanique du monde, dans le glissement des scènes, jusqu’à ce que progressivement, il parvienne à s’accrocher à la fiction de la vie. Fiction qui lui offrira, paradoxalement, quelques allures de vérité et dans lesquelles il se sentira vivre.
CRÉATION
21 au 31 mars 2019 – Théâtre 13 / Jardin, Paris
6 avril 2019 – Théâtre Victor Hugo, Bagneux







